Climat : Les pays démunis vont recevoir un coup de pouce de la banque mondiale

Climat : Les pays démunis vont recevoir un coup de pouce de la banque mondiale
06 Juill. 2023

Lors de son premier sommet multilatéral à Paris, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a dévoilé des mesures visant à soutenir les pays les plus vulnérables. L'objectif est de faire face aux catastrophes et de financer des projets à long terme. En moins de trois semaines après sa prise de fonction, Ajay Banga n'est pas venu les mains vides. Lors de la réunion au Palais Brongniart, qui a réuni une cinquantaine de chefs d'État pour discuter d'un choc financier destiné aux pays du Sud, il a annoncé l'élargissement de l'éventail d'instruments de l'aide internationale de la Banque mondiale.

 

Allègement des remboursements : Une mesure pour soulager les emprunteurs

Le concept clé consiste à offrir un répit dans le remboursement de la dette aux pays touchés par une crise, leur permettant de se concentrer sur les priorités sans s'inquiéter des obligations financières qui pèsent sur eux. C’est l’exemple d'un pays frappé par une catastrophe naturelle comme l'ouragan. Ce dernier a entraîné une perte de plus de 220 % du PIB de la République dominicaine en 2016 en seulement quelques heures.

Il faudrait consacrer tous les efforts à la reconstruction plutôt qu'au remboursement de la dette. Cette approche vise à permettre aux pays de répondre aux besoins urgents de leur population sans être accablés par les contraintes financières.

La Banque mondiale prévoit de mettre en place ces nouvelles clauses de dette de crise en commençant par les pays les plus vulnérables, avant de les étendre à d'autres nations. Cette initiative favorise ainsi la résilience et la reconstruction des pays touchés.

 

Optimisation financière : Réaffectation stratégique des fonds pour une meilleure efficacité

La Banque Mondiale introduira de nouvelles opportunités d'utilisation de ses prêts. Cela va permettre aux pays de réallouer une partie de leurs emprunts pour répondre aux besoins d'urgence en cas de catastrophes liées au réchauffement climatique.

Par exemple, les fonds non utilisés pour des projets d'infrastructures à long terme pourront être utilisés pour faire face aux conséquences immédiates des catastrophes. L'intégration de l'assurance contre les catastrophes dans les produits de prêt est également envisagée. Cela permettrait de couvrir les primes d'assurance et les intérêts grâce à des sources de financement externes, soulageant ainsi la dette des pays.

De plus, des mesures sont envisagées pour offrir des assurances aux États dans le cadre de projets de développement, en intégrant davantage les aspects de financement liés au changement climatique.

 

Encourager l'innovation : Lancement d'un laboratoire dédié à la recherche et au développement

Pour attirer davantage d'investisseurs privés dans les projets de développement des pays du Sud, un "laboratoire" dédié a été lancé. Son objectif principal sera de trouver des financements pour la transition énergétique, en mettant l'accent sur les énergies renouvelables et les infrastructures énergétiques.

Ce laboratoire sera un lieu d'innovation où de nouvelles approches et recommandations seront générées. Ajay Banga dirigera le laboratoire, avec le soutien de deux coprésidents : Mark Carney, envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l'action climatique et coprésident de la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (Gfanz), et Shriti Vadera, présidente de Prudential.